La respiration : pas si banale !

On dit que respirer, c’est la vie. Elle est, effectivement, une fonction essentielle pour nous permettre de rester en vie. Mais au-delà de la vocation vitale qu’elle représente, elle est un support pour nos émotions. Cela signifie que nos émotions vont se répercuter aussi dans notre respiration, ce qui va l’altérer avec des effets néfastes sur notre corps (tensions…), notre mental et notre santé.

La bonne nouvelle est que nous pouvons apprendre à l’utiliser pour nous aider dans notre quotidien à mieux vivre ce qu’il se passe dans notre vie (accéder aux exercices de respiration).

Comment nos émotions impactent notre respiration ?

La respiration s’effectue grâce au diaphragme qui est le muscle inspirateur qui se situe en dessous la poitrine et qui forme une sorte d’arc de cercle. Elle fait partie des fonctions vitales du système nerveux autonome, autonome puisque nous respirons sans se poser de questions. En médecine chinoise, elle ferait partie du fluide vital qui irrigue notre corps (le QI).

Nous réalisons environ 15 cycles de respiration par minute (un cycle = 1 inspiration et 1 expiration).

Ces respirations doivent, si possible, se focaliser au niveau du centre du corps et plus, spécifiquement, au niveau du ventre. D’ailleurs, lorsque nous sommes bébés, nous respirons naturellement par le ventre. La respiration est ici complète, ce qui permet de bien oxygéner le corps. 

La vie se faisant, à force d’événements, d’émotions et de sentiments vécus houleux (colère, peur, surprise….), la respiration s’accélère ou se bloque et vient se loger plus au niveau du thorax. Parfois même, nous respirons de manière inversée*. Ceci modifie notre façon de respirer, la respiration est partielle, courte ou absente à des moments (apnée). Nous respirons donc moins bien.

Une mauvaise respiration influe sur notre mental et notre corps : nos pensées sont moins claires, nous sommes plus anxieux, nous ressentons plus de tensions musculaires et les toxines envahissent notre organisme car une partie des poumons reste inactive. A l’inverse, lorsque nous sommes apaisés, la respiration a tendance à ralentir et à être plus calme. 

La rééduquer pour mieux respiration dans son corps… et dans sa tête

Apprendre à porter attention à notre respiration pour la réguler va avoir des effets bénéfiques dans notre quotidien et notre vie.

Lorsque nous pratiquons les techniques de respiration, nous activons le système nerveux parasympathique qui permet de restaurer notre physiologie et notre énergie. Ces techniques vont aussi réguler notre rythme cardiaque, ce qui est va avoir un effet, à terme, sur notre humeur.

Faire régulièrement des exercices de respiration nous rend moins en réaction, nos comportements sont plus posés. Nous sommes plus disposé alors à accueillir nos émotions et les éléments qui composent notre histoire. La pratique va avoir des effets bénéfiques nombreux :

  • Nous éprouvons immédiatement des sensations agréables de bien-être et de tranquillité
  • Nous nous libérons des tensions inutiles (physiques et mentales)
  • Nous gérons mieux les situations anxiogènes
  • Nous parvenons à dé-focaliser des idées fixes, obsessions et autre cogitation mentale
  • Nous ressentons moins de stress
  • Elle nous permet de prendre du recul

Ces effets bénéfiques peuvent être constatés immédiatement ou parfois avec un peu plus de temps. Aussi, la régularité de la pratique, comme en sophrologie, est importante. L’avantage est que la respiration est simple, sans danger et accessible à tous. 

L’aspect trivial et banal des techniques de respiration sont un frein à l’usage de ces outils au quotidien. Nous avons, tellement appris à avancer avec l’idée reçue que tout ce qui ne se paie pas et ce qui n’est pas spectaculaire, n’a pas de  valeur… Un changement de vision nous faciliterait peut-être grandement la vie et nous ferait vivre moins de stress.

Stéphanie Ghigonetto Sophrologue En cabinet (Saint-Zacharie/Plan d’Aups-Var) et en distanciel 07.88.02.27.91

*Généralement, lorsque nous inspirons le ventre se gonfle et lorsque nous expirons le ventre se dégonfle. Lors de la respiration inversée, le mécanisme est inversé (à l’inspirons le haut du corps de dégonfle et à l’expiration le corps se gonfle).

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